Mon
Retour à la Vie :
Comment j'ai réappris à Marcher.
La Programmation
Neuro-Linguistique
Francophone |
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J'avais 23 ans, je vivais avec une fille formidable, la vie
était merveilleuse, nous avions un bel avenir. Le 17 mars
1990, par un samedi ensoleillé, à 150 km/h sur
autoroute, il est environ 14 heures, nous écoutons Michel
JONAZ. Soudain, en pleine ligne droite, la voiture, une 205 SR
année 1986, fait une embardée vers la droite.
Nous aurions dû taper le rail de sécurité,
mais celui-ci est devant nous et nous sert de tremplin.
J'aurais dit à Carole : "Ya plus rien à
faire !". Expression que j'utilisais quand j'étais
pilote de motocross et que je me disais, lors de la vision de
l'évidence d'une chute.
Toujours est-il que mes souvenirs s'arrêtent ici. |
" C'est
comme si, au moment de la vision du terrible saut qui arrive,
j'abandonne mon corps et entre dans une autre réalité..." |
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Aucune image, aucun son, aucune douleur, de la réalité
de cet accident. C'est comme si, au moment de la vision du terrible
saut qui arrive, j'abandonne mon corps et entre dans une autre
réalité, une dimension où je vais résider
17 jours.
Le bilan traumatologique est lourd. Je suis victime d'un traumatisme
crânien avec perte de connaissance, suivi d'un coma de
17 jours, d'un double hémopneumothorax, de lésions
pulmonaires nécessitant une respiration artificielle et
d'une fracture des vertèbres D5 et D6 entraînant
une paraplégie complète.
Je dois avant tout ma survie à l'équipe de réanimation
du SAMU 45 et à l'acharnement des Docteurs du CHR d'Orléans,
qui ont su aller au plus profond d'eux-mêmes pour me maintenir
en vie. Un GRAND merci.
Après 17 jours de coma, j'effectue un réveil
laborieux. Je n'ai aucun souvenir de la réalité
de cet accident, je viens de vivre une expérience inouïe,
j'étais dans une autre dimension, je n'avais pas de corps,
j'étais "esprit". J'ai rencontré Dieu,
l'Amour, la Lumière. Ce voyage initiatique a transformé
ma vision de la vie et le sens que je lui donnais. Je sais qu'il
existe en nous une puissance intelligente infinie sortant des
archétypes habituels... |
"Ce
voyage initiatique a transformé ma vision de la vie et
le sens que je lui donnais.." |
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A mon réveil, j'essaie d'ouvrir les yeux, je suis allongé,
des tuyaux sont branchés sur moi (la bouche, les bras,
le sexe), une forme flotte audessus de ma tête, c'est une
petite peluche, mais je vois une jeune femme en blanc qui me
regarde; j'entends les bips sonores des machines et je n'ai plus
de notion du temps, tout est flou. Par contre je me sens sûr
de moi, je viens de vivre une expérience inqualifiable.
Progressivement, je reprends conscience, je vois clairement,
j'entends le bonjour de l'infirmière qui m'observe, je
sens ma main se serrer et j'essaie de bouger les jambes et là,
"rien". Que m'est-il arrivé ?
Je ne peux pas parler, je suis intubé, l'infirmière
qui perçoit mon inquiétude me raconte ce qui s'est
passé. Elle m'aide à me resituer. Carole me vient
en image, l'infirmière apaise l'angoisse qui montait en
m'annonçant qu'elle est blessée gravement à
une jambe et a vécu un énorme choc émotionnel
et psychologique, mais qu'elle est en vie. Ouf !
Elle m'informe que j'ai aussi la chance d'être en vie
et essaie de me faire accepter la paralysie. Elle me dit que
personne ne peut savoir si je vais remarcher ou ne pas remarcher,
le constat est "paralysie complète" et si, dans
les six mois qui viennent, il n'y a pas d'évolution, je
suis condamné à vivre en fauteuil roulant. Voilà,
au bout de quatre minutes, ma nouvelle réalité.
Je sais dès lors que je suis le seul responsable de mon
avenir. Tandis qu'elle continue à me parler, je m'intériorise
et, ce sont mes connaissances en PNL qui me viennent à
l'esprit...
Ma première réflexion sera : mon esprit ne peut
pas se représenter la négation. Si je vous dis
: "Ne vois pas la couleur jaune, ou tu passeras ton avenir
sur un fauteuil roulant, tu ne marcheras plus... pouvezvous vous
représenter : "Tu ne marcheras plus... ?"
"Mon esprit ne peut pas se représenter la négation"
: cette affirmation me sera d'une grande utilité dans
mes rapports avec les autres, et même si certains me traçaient
un avenir négatif, en aucun cas, je ne me suis associé
à leur vision. J'avais une autre image à laquelle
je m'associais sans cesse et qui était : Olivier debout,
marchant dans une foule, une image très large et très
proche avec des centaines de gens. Et moi là, de dessus
je me vois, je suis noyé dans la foule. En un éclair,
j'imagine un fauteuil, impossible vision qui m'envoie des sensations
négatives, alors qu'Olivier marchant, d'un pas lourd ou
léger, lentement ou rapidement, m'apporte un paisible
"kinesthésique", très positif. |
"Cette
image devient le symbole de mon objectif : "marcher
comme tout le monde.".." |
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Je me réfugie alors dans cette image et m'en
imprègne totalement, cette image devient le symbole de
mon objectif : "marcher comme tout le monde."
Chaque jour, je vais rendre l'image plus réelle, plus
lumineuse et je vais créer un dialogue interne positif,
prier, rêver et vivre cette image qui devient mon obsession.
Carole est mon seul repère, nous communiquons grâce
à un tableau et une craie, car, pendant un mois, je ne
pourrai pas parler. Nous avons dédramatisé la situation.
Je lui ai fait part du coma et des ressources que cela m'a apportées,
nous avons allié nos convictions. Même s'il s'est
réalisé un "miracle chirurgical", je
pense sincèrement que si, à mon réveil,
je ne m'étais pas protégé d'un futur que
l'on essayait de me faire admettre et accepter, j'aurais sans
doute courtcircuité mes processus de guérison.
Merci à la PNL et
surtout à Carole qui connaît cet outil d'évolution.
Le coma m'a apporté la certitude, je dois lutter pour
survivre. Peu nombreux sont ceux qui m'apportent une aide et
contribuent à la réalisation de mon objectif.
Ma première règle va être de ne laisser
personne détruire ma vision de l'avenir et je vais me
fermer à tous ceux qui ne croient pas comme moi.
Mon frère qui croit en moi décide d'aller voir
le docteur F., la deuxième semaine après mon réveil.
Il est le médecin de famille de ma bellesoeur et c'est
un médecin atypique. Expert à la cour d'appel,
il dispose de dons de médium. Mon frère me rapporte
que celuici, sans me connaître, lui a évoqué
des passages de notre vie que nous étions les seuls à
connaître. Le Dr F. a dit que Dieu m'avait épargné,
que j'aurai les capacités mentales pour guérir.
Alors, j'ai su, au plus profond de moi, que cet homme était
un allié, il a renforcé par son diagnostic ma croyance.
C'est peu de temps après que se produisit ledit miracle
: tandis que mon état se détériorait, je
pus, d'une impulsion, bouger l'orteil gauche, tandis que ma jambe
droite restait totalement inerte et que des escarres commençaient
à se former. Le Dr P. écrit le 20 avril : "J'ai
revu Olivier SIGNEAU dont l'état médullaire a été
miraculeusement préservé, probablement par la laminectomie
que nous avons réalisée dans des conditions hémodynamiques
acrobatiques."
Quatre jours plus tard, j'entrais à l'hôpital
de Garches, en service de rééducation. Je fis la
rencontre du Dr L., une femme formidable... Lorsqu'elle eut conscience
de la situation, elle me fit transférer sur le champ à
l'hôpital Ambroise PARÉ pour que son mari, le Professeur
L., pose des plaques sur ma colonne. Une opération après
laquelle j'ai à nouveau vécu trois jours de coma
artificiel. Avant de m'opérer, le Pr. L. précisa
: "Je ne peux pas vous dire si vous aller remarcher, je
vous répare mécaniquement mais je ne sais pas ce
qui se passe dans votre tête; je fais 50% du travail, à
vous de faire le reste." Il ajouta que toute la souffrance
que j'avais accumulée jusqu'ici n'était rien comparativement
à ce que je devrais affronter pour remarcher.
Son message était sincère et clair. Il fut surtout
vrai. Je devais assumer comme si j'étais torturé
les douleurs de la rééducation. Je me suis ensuite
préparé à affronter ce qui m'attendait.
La PNL m'a permis de susciter les bonnes images et de bons dialogues
internes, amplifiés par le soutien moral de mes alliés(es).
J'ai pu rester calme. La certitude née du coma, la paix
intérieure, la patience, la méditation, la visualisation,
m'ont permis de sortir, au bout de cinq mois, du service de réanimation
et de démarrer enfin la rééducation. |
"Je sais
que je ne suis pas le seul à avoir réussi à
remarcher après avoir été condamné.." |
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Ceci est mon expérience. Je sais maintenant que
si je n'avais pas eu toutes ces connaissances, je serais en fauteuil;
aussi estil de ma responsabilité de raconter mon histoire.
Je sais que je ne suis pas le seul à avoir réussi
à remarcher après avoir été condamné,
je sais que l'on a tous suivi la même intuition, celle
du potentiel naturel latent que la programmation neurolinguistique
permet de développer...
En effet, la santé et la responsabilité prennent
un véritable sens lorsqu'on rencontre dans son expérience
une réalité physique et psychologique traumatologique
ou pathologique importante qui impose de se couper du monde matériel.
Nous quittons alors le cycle de fonctionnement majoritairement
représentatif de la société, ce fonctionnement
physique et psychologique découlant de notre réalité
quotidienne qui passe par la quête de l'argent.
(Je réalise combien cette quête d'argent, synonyme
pour la plupart d'épanouissement et de confort, entraîne
l'humain à se sentir bien, mais également le nombre
et la multiplicité de comportements, de différences,
de stratagèmes, de systèmes et de morales que cela
suppose).
Une blessure physique ou une pathologie entraîne l'individu,
quand la santé est menacée, à rechercher
en luimême d'autres fonctionnements et d'autres ressources
qu'il n'avait pas utilisés jusqu'ici. Certains entrent
dans une expérimentation, car, se sentant différents,
écartés du système, atteints dans leur chair,
ils luttent pour l'existence dans le but ultime de guérir
et de pouvoir réintégrer la société
et ce cycle du bienêtre lié à l'argent. Certains
ont un pied (ou une jambe) cassé(e), ont eu un petit accident
ou une maladie, mais n'ont pas à tout remettre en cause.
D'autres, paralysés, mutilés, ont une sclérose
en plaques, le sida, un cancer et sortent de la réalité
matérielle pour entrer en euxmêmes dans l'espoir
de guérir, de s'en sortir et de pouvoir retrouver leur
place dans la société. Certains décèdent,
d'autres deviennent dépendants, assistés, écartés
de tout ce qu'ils étaient, leur vie bascule, leur réalité
physique et psychologique n'évoluera plus comme ce qui
semblait prévu. |
"J'ai
passé sept années à me reconstruire dans
le but ultime de réintégrer le monde social, pour
vivre debout et marcher comme tout le monde, et j'y suis parvenu..." |
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Comme je vous l'ai dit, j'ai moimême été
accidenté, j'ai vécu le coma et une paraplégie
complète classée non évolutive qui, pourtant,
est devenue évolutive. Ceci m'a permis d'explorer le monde
de la psyché, d'expérimenter la spiritualité
et le potentiel naturel latent de l'être humain. J'ai passé
sept années à me reconstruire dans le but ultime
de réintégrer le monde social, pour vivre debout
et marcher comme tout le monde, et j'y suis parvenu.
Aujourd'hui, je remercie mes parents, qui m'ont permis d'exister.
Je remercie aussi Paquita, une amie, qui m'a permis de découvrir
la Programmation neuro linguistique.
Entre dixneuf et vingttrois ans, l'étude et l'application
de la P.N.L m'avaient permis de réaliser le projet de
devenir indépendant, en construisant une entreprise liée
à la protection de l'environnement. J'étais heureux
de pouvoir participer au fonctionnement et au développement
de notre pays.
Mon expérience personnelle de la paralysie me permet
maintenant de dire à ceux qui ont entendu parler de la
P.N.L et qui s'activent à la critiquer, à ne pas
y croire, à la discréditer ou à l'ignorer,
qu'ils sont tout simplement en train d'ignorer leur propre fonctionnement,
car la P.N.L n'a pas été "inventée",
elle a simplement mis en évidence et mis en mots les fonctionnements
de l'être humain et son potentiel parce que nous naissons
tous avec des possibilités naturelles latentes. Les fondateurs
de cette méthode, GRINDER et BANDLER, ont fait un travail
merveilleux car elle offre à l'intelligence humaine une
opportunité de croissance sans limite, et des stratégies
mentales favorisant considérablement le bienêtre.
La P.N.L est une réalité de la connaissance
de soi et du changement, elle est basée sur l'observation
du "comment" les choses se passent; elle est dynamique
et vivante, elle permet la réalisation. Elle m'a permis
d'éviter le pire, de finir ma vie en fauteuil roulant,
et m'a donné envie d'aider ceux qui ont tout perdu ou
qui risquent de tout perdre et qui luttent...
Je remercie Bernard et Elisabeth FRIT qui m'ont aidé
à franchir un cap important : réintégrer
la société afin d'y redevenir acteur.
Je terminerai ce témoignage en disant aux "rationalistes"
que ce n'est pas en se réfugiant dans le refus et la nonacceptation
des faits, quand on ne cerne pas ou ne comprend pas quelque chose
ou un mécanisme, que l'on est assuré d'avoir raison,
il est important d'en voir l'utilité et les applications
possibles. |
"La
P.N.L m'a permis d'éviter le pire, de finir ma vie en
fauteuil roulant, et m'a donné envie d'aider ceux qui
ont tout perdu ou qui risquent de tout perdre et qui luttent..." |
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Soyez curieux, cherchez à comprendre, mais surtout
expérimentez, car l'expérimentation permet la compréhension.
Beaucoup trop nombreux sont ceux qui n'exploitent pas leurs possibilités
naturelles latentes et n'en font pas l'expérience.
Faut-il attendre de perdre la vie et d'avoir une seconde naissance
pour en exprimer tout l'intérêt ? J'ai passé
onze ans à utiliser la P.N.L en autodidacte, quatre ans
pour mon développement professionnel et personnel et sept
ans en travaillant sur moimême avec un résultat
évident. Je n'avais pas conscience des mécanismes
et des procédés mentaux. Si j'avais eu conscience
de tout ce que j'ai découvert à LA TEMPÉRANCE,
lors de ma formation, j'aurais gagné beaucoup de temps
dans ma reconstruction. Alors, faut-il laisser la nature faire
les choses ou devons nous enseigner la P.N.L et l'étendre
à tous ?
Qui ne souhaite pas pouvoir mieux se comporter, se gérer,
se contrôler, s'améliorer, se guérir ?
J'ai pris position. Et VOUS ?
Olivier SIGNEAU. |
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